Le Sénégal produit du pétrole. Il produit du gaz. Sangomar tourne. Grand Tortue Ahmeyim aussi. Le pays rejoint le cercle des nations les plus productrices d’Afrique de l’Ouest et tout le monde s’en félicite.
Pourtant, les chiffres montrent autre chose. Les compagnies d’assurances sénégalaises, elles, ne reçoivent même pas 5 % des revenus générés par ce secteur, et ce dans leur propre pays.
C’est pour corriger cela que le secrétariat technique du Comité national de suivi du contenu local (CNSCL) a réuni jeudi à Dakar les acteurs des hydrocarbures et ceux des assurances. Un objectif précis : trouver comment faire en sorte que les compagnies sénégalaises pèsent davantage dans ce secteur qui leur échappe encore largement.
Le problème n’est pas le talent. C’est la structure.
Les assureurs sénégalais ne sont pas absents du marché pétrolier. Ils y sont mais souvent en façade. Ils signent les contrats, et ensuite ils cèdent l’essentiel du risque à des réassureurs étrangers. L’argent passe entre leurs mains, et repart aussitôt.
Alioune Guèye, directeur général de Petrosen Holding, n’a pas mâché ses mots. Pour lui il faut que les entreprises nationales captent une part significative de ces revenus. El Hadj Amar Kébé, président de la FSSA, est du même avis. Dans les hydrocarbures, l’assurance n’est pas un détail administratif. C’est un levier économique; un outil de protection des actifs, de structuration du risque et de sécurisation des investissements.
‘’Le Sénégal entre progressivement dans une nouvelle phase de développement économique, avec l’exploitation de ses ressources pétrolières et gazières. Et le secteur des assurances a un rôle stratégique à jouer’’, a rajouté M.Kébé ..
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