Le 1er mai, pendant que certains défilaient, le SNECEA parlait argent. Le syndicat des employés et cadres des entreprises d’assurances a une revendication principale : un 14e mois de salaire. Pas une faveur. Un droit, selon eux
Le secteur grandit. Les salaires, moins.
Les compagnies d’assurance sénégalaises affichent de bons résultats. Le marché progresse. Mais pour Doudou Mané, secrétaire général du SNECEA, cette croissance ne profite pas assez aux employés. Ceux qui travaillent au guichet, traitent les sinistres, gèrent les contrats, eux attendent toujours leur part du gâteau.
La demande est simple : un mois de salaire supplémentaire par an. Fixe. Garanti. Inscrit dans les accords du secteur.
Toujours les mêmes discussions, jamais les mêmes résultats
Doudou Mané l’a dit sans détour : « Chaque 1er mai, nous dressons la liste. Mais jusqu’à quand ? » Le syndicat dialogue avec le patronat. Les réunions se tiennent. Les mots sont polis. Mais les avancées concrètes se font attendre.
Ce n’est pas la première fois que le SNECEA pose cette question. Et c’est justement ça le problème.
L’État, arbitre absent
Le syndicat ne s’adresse pas qu’aux patrons. Il regarde aussi du côté de l’État. Sa demande : que les autorités jouent vraiment leur rôle. Pas juste signer des textes. Mais veiller à ce que les travailleurs du secteur vivent correctement de leur métier.
Un secteur qui se porte bien doit aussi bien traiter ceux qui le font tourner. C’est le message du SNECEA. Simple. Direct. Et toujours sans réponse.
221assurances – Le site d’information N°1 de l’Assurance au Sénégal et en Afrique – 05 mai 2026

