Au Sénégal, la route continue de faire des victimes. Ce combat, la Nouvelle Prévention Routière du Sénégal (NPRS) en a fait le sien. Sa position ne bouge pas : on ne peut pas laisser les seuls pouvoirs publics réduire les accidents. La responsabilité est collective, sinon elle ne mène à rien.
La structure n’est pas née de nulle part. Ce sont les compagnies d’assurances qui en sont à l’origine, avec un objectif assumé : changer les comportements au volant. Sensibiliser, informer, éduquer. Son action se joue surtout en amont, là où la plupart des drames se nouent avant même le premier choc.
L’assurance observe pas ce combat de près. Elle en assume une partie de la facture. Derrière chaque sinistre corporel, ce sont des indemnisations parfois très lourdes. L’insécurité routière fragilise l’équilibre économique des compagnies, en plus de briser des familles. Investir dans la prévention coûte moins cher, au fond, que de réparer indéfiniment.
Cette conviction, le Dr Mactar Faye la fait sienne. À la tête de la NPRS, il s’est exprimé dans une interview relayée par la Fédération Sénégalaise des Sociétés d’Assurances (FSSA). De nombreux conseils pratiques, pour mieux anticiper les dangers de la route. Un propos qui mérite de dépasser le cercle des seuls professionnels.
Reste une interrogation. Ces campagnes pèsent-elles vraiment, dans un pays où le parc automobile prend de l’âge et où le code de la route reste, trop souvent, une option ?
221assurances – Le site d’information N°1 de l’Assurance au Sénégal et en Afrique – 07 juin 2026

